Chloé Davignon | Diététicienne nutritionniste

Prévenir plutôt que guérir: l’hypertension

Prévenir plutôt que guérir: l’hypertension Temps de lecture: 5 minutes Ecrit par: Chloé D. le 13/10/2025 Tu as déjà entendu parler de la “tension artérielle”, ce chiffre que ton médecin prend à chaque consultation. On te dit qu’elle doit être “normale”, mais souvent, on ne t’explique pas vraiment pourquoi c’est important. L’hypertension artérielle, c’est l’un de ces “tueurs silencieux” qui peut progresser sans qu’on s’en aperçoive. Mais la bonne nouvelle, c’est que tu as le pouvoir d’agir ! Ton mode de vie, et notamment ton assiette, a un impact énorme sur ta tension. Pas besoin d’attendre que ton médecin te mette au régime strict. Mon rôle, en tant que diététicienne, est de te donner des clés pour que tu puisses agir en prévention, en douceur, et en pleine conscience. Prêt(e) à découvrir comment faire de ton corps un allié plutôt qu’un ennemi ? L’hypertension : quand la pression monte Imagine tes artères comme des tuyaux d’arrosage. Quand la pression est normale, l’eau (le sang) circule tranquillement. Mais si la pression est trop forte, les tuyaux sont mis à rude épreuve, les parois peuvent s’abîmer et ce qui peut créer des fuites ou des fissures. C’est exactement ce qu’il se passe dans ton corps. Une pression artérielle trop élevée peut endommager tes vaisseaux sanguins, ton cœur, tes reins, ton cerveau… La bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas une fatalité ! Un grand nombre de cas d’hypertension sont liés à des facteurs que nous pouvons contrôler. Les super-pouvoirs de ton assiette : 3 leviers pour faire baisser la pression Ici, on ne va pas se focaliser sur l’interdiction, mais sur la mise en avant d’aliments et de pratiques qui te veulent du bien. 1. Le sel : ton ami à dose modérée On sait que le sel est le premier ennemi de la tension. Quand tu manges trop salé, ton corps retient l’eau pour diluer le sel, et le volume de sang augmente. C’est comme si tu mettais plus d’eau dans tes tuyaux, la pression monte. Comment on fait concrètement ? Limite les produits ultra-transformés : Le sel est partout, surtout dans les plats préparés, les charcuteries, les chips, les biscuits apéritifs, les soupes en sachet… C’est la source principale de sel dans notre alimentation. Cuisine maison ! C’est le meilleur moyen de contrôler la quantité de sel que tu mets dans tes plats. Remplace le sel par des épices et des herbes aromatiques : C’est l’occasion de voyager avec tes papilles ! Pense au cumin, au curry, au thym, au basilic, au paprika…   Le sais-tu ? La consommation excessive de sel est un facteur de risque majeur pour l’hypertension, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).   2. Mange du potassium et des oméga-3 Ce sont les deux “super-héros” anti-hypertension. Le potassium aide à éliminer l’excès de sodium (le sel) de ton corps, et les oméga-3 ont un effet anti-inflammatoire et protègent tes artères. Comment on fait concrètement ? Fais le plein de potassium : Mange des bananes, des avocats, des épinards, des patates douces, des haricots blancs… Ces aliments sont parfaits pour un régime à la fois sain et gourmand. Mise sur les oméga-3 : Mange deux fois par semaine des poissons gras (sardines, maquereau, saumon). Mets de l’huile de colza ou de noix dans tes vinaigrettes.   Le sais-tu ? Des études cliniques ont démontré que l’augmentation de l’apport en potassium peut réduire la pression artérielle, en particulier chez les personnes qui consomment beaucoup de sel.   3. Bouge et respire L’activité physique régulière est essentielle pour prévenir l’hypertension. Elle aide à renforcer ton cœur, à le rendre plus efficace et à améliorer la circulation sanguine. ⏱️ Combien de temps ? 2h30 à 5h par semaine d’activité modérée (ex : marche rapide, vélo tranquille, danse, jardinage actif) OU 1h15 à 2h30 par semaine d’activité intense (ex : courir, faire du HIIT, nager, sport collectif). On peut aussi mélanger les deux selon son emploi du temps. Comment on fait concrètement ? Pas besoin de faire un sport extrême : La marche rapide, la natation, le vélo ou le yoga sont excellents. L’important est la régularité : 30 minutes, plusieurs fois par semaine, c’est déjà un énorme bénéfice. Gère ton stress : Le stress est un facteur important dans l’hypertension. Il peut faire grimper ta tension en flèche. Apprends à respirer, à méditer, à faire de la cohérence cardiaque. Trouve ce qui t’apaise.   Le sais-tu ? La cohérence cardiaque est une technique de respiration qui permet de réguler le rythme cardiaque et de faire baisser la tension artérielle. On en trouve beaucoup de vidéos gratuites sur YouTube ! En résumé Prévenir l’hypertension, c’est avant tout un engagement pour ton bien-être. C’est apprendre à écouter ton corps, à faire des choix alimentaires en pleine conscience et à bouger pour te faire du bien. C’est une démarche de bienveillance, loin des régimes et des privations. Chaque petit pas compte. Tu aimeras aussi … All Posts Conseils Décryptage Endométriose Lectures Lifestyle Prévenir Smash Or Pass Smash or Pass : les électrolytes Lire l'article La pressothérapie : un allié bien-être soutenu par la science Lire l'article Prévenir plutôt que guérir: le cholestérol Lire l'article

Prévenir plutôt que guérir: le diabète de type II

Prévenir plutôt que guérir : le diabète de type II Temps de lecture: 5 minutes Ecrit par: Chloé D. le 02/10/2025 Si je te dis “diabète”, tu penses peut-être à des piqûres, des régimes drastiques et de la frustration. C’est l’image que la société nous renvoie souvent de cette maladie. Mais aujourd’hui, j’aimerais qu’on change de perspective et qu’on voie le diabète de type 2 non pas comme une fatalité, mais comme un signal d’alarme de ton corps. C’est un message que tu peux comprendre et, surtout, auquel tu peux répondre. En tant que diététicienne, ma mission est de te montrer à quel point ton assiette est un super-pouvoir. Non pas pour te soigner une fois que le mal est fait, mais pour agir en prévention, en douceur, et en pleine conscience. Prêt(e) à découvrir comment faire de ton corps un allié plutôt qu’un ennemi ? C’est quoi le diabète de type 2 ? L’explication sans prise de tête Imagine ton corps comme une voiture. La nourriture que tu manges, c’est l’essence. Pour que cette essence (le sucre, ou glucose) arrive jusqu’au moteur (tes cellules), elle a besoin d’une clé : l’insuline. Dans un corps en bonne santé, l’insuline ouvre la porte des cellules, et le glucose entre pour donner de l’énergie. Tout fonctionne à merveille. Quand on a un pré-diabète ou un diabète de type 2, c’est comme si la clé de l’insuline avait du mal à ouvrir la porte. Les cellules deviennent “sourdes” à son signal, c’est ce qu’on appelle l’insulino-résistance. Résultat : le sucre s’accumule dans le sang et crée un embouteillage. Le diabète de type 2 n’arrive pas du jour au lendemain. C’est le résultat d’un déséquilibre qui s’installe lentement, souvent lié à notre mode de vie : une alimentation riche en produits ultra-transformés, un manque d’activité physique, et le stress. Bonne nouvelle ! Le plus souvent, c’est un état qui peut être prévenu et même inversé, rien qu’en changeant quelques petites habitudes. Tes super-pouvoirs d’assiette : 3 leviers pour un corps en équilibre En tant que diététicienne, je ne vais pas te donner une liste d’aliments interdits. Au contraire, on va se concentrer sur les aliments qui sont tes amis. 1. Mange tes glucides en équipe Les glucides, ce n’est pas l’ennemi. Au contraire ! Mais il y a une façon de les manger pour qu’ils soient digérés lentement, sans créer de pic de sucre dans le sang. Comment on fait concrètement ? Pense aux fibres ! Les fruits et les légumes, les céréales complètes (pain complet, riz brun, flocons d’avoine) et les légumineuses (lentilles, pois chiches) sont plein de fibres. Les fibres agissent comme un filtre et ralentissent l’absorption du sucre. C’est un peu le “garde du corps” de tes glucides. Accompagne tes glucides. Ne mange jamais une source de glucides seule. Si tu manges une pomme (glucides), mange-la avec quelques amandes (protéines et bonnes graisses). Si tu fais des pâtes, ajoute plein de légumes, et une bonne source de protéines (poulet, poisson, tofu…). Vue sur TikTok : On le voit de plus en plus sur les contenus parlant de nutrition : pour stabiliser ta glycémie, ajoute des protéines, des graisses et des fibres à tous tes repas. On appelle ça le “glucide équilibré”. 2. Adopte le mouvement comme routine L’activité physique, c’est la meilleure amie de l’insuline. En bougeant, tu rends tes cellules plus sensibles à l’insuline. C’est un peu comme si tu leur donnais un grand coup de pied pour les réveiller ! ⏱️ Combien de temps (selon l’OMS) ? 2h30 à 5h par semaine d’activité modérée (ex : marche rapide, vélo tranquille, danse, jardinage actif). OU 1h15 à 2h30 par semaine d’activité intense (ex : courir, faire du HIIT, nager, sport collectif). On peut aussi mélanger les deux selon son emploi du temps. Comment on fait concrètement ? Pas besoin de faire un marathon. 30 minutes de marche rapide par jour, une séance de yoga, de la danse… L’important est de bouger. Trouve ce qui te fait plaisir ! Si tu détestes la salle de sport, tu peux faire du jardinage, de la randonnée, ou monte des escaliers au lieu de prendre l’ascenseur. L’idée est de rendre le mouvement agréable, pas une contrainte.   3. Apprend à gérer ton stress et ton sommeil Tu as déjà remarqué comme tu as envie de sucre quand tu es stressé ou fatigué ? C’est normal ! Le stress chronique et le manque de sommeil peuvent faire grimper le taux de sucre dans le sang. Le stress libère des hormones qui augmentent le taux de glucose. Comment on fait concrètement ? Trouve ton “antidote” au stress. Méditation, respiration, marche, musique… Bref, tout ce qui te permet de te détendre. Travaille sur ton sommeil. Essaie d’aller au lit à des heures régulières. Un bon sommeil est un peu comme une réinitialisation pour ton corps.   En résumé La prévention du diabète de type 2 ne se résume pas à un régime. C’est un engagement global envers ton bien-être. C’est choisir de manger en pleine conscience, de bouger pour le plaisir, et de prendre soin de ta santé mentale. Chaque petit pas que tu fais est un acte d’amour-propre et une façon de te dire “je me choisis, et je choisis la santé”. Tu aimeras aussi … All Posts Conseils Décryptage Endométriose Lectures Lifestyle Prévenir Smash Or Pass Smash or Pass : les électrolytes Lire l'article La pressothérapie : un allié bien-être soutenu par la science Lire l'article Prévenir plutôt que guérir: le cholestérol Lire l'article

Prévenir plutôt que guérir: les troubles digestifs

Prévenir plutôt que guérir : les troubles digestifs Temps de lecture : <5 minutes Ecrit par: Chloé D. le 29/09/2025 Ballonnements, constipation, diarrhée, brûlures d’estomac… Tu as forcément ressenti au moins une de ces sensations désagréables au cours de ta vie. Les troubles digestifs font partie du quotidien de beaucoup d’entre nous, mais on les considère souvent comme une fatalité ou une “petite gêne”. Sauf que ton ventre est bien plus qu’un simple estomac. C’est ton “deuxième cerveau” ! Il est le reflet de ton bien-être général, de ton alimentation, de ton stress, et de tes émotions. Mon but aujourd’hui n’est pas de te donner une liste d’aliments interdits. Au contraire ! Je veux te montrer comment ton assiette et tes habitudes peuvent devenir tes meilleurs alliés pour apaiser ton système digestif, en mode prévention activeet en pleine conscience. Prêt(e) à faire la paix avec ton ventre ? 🌸 Un ventre en bonne santé, c’est l’harmonie entre ton assiette et ton esprit Les troubles digestifs ne sont pas juste une histoire de ce que tu manges. Ils sont le résultat d’un grand déséquilibre, souvent lié à notre rythme de vie. Voici les trois coupables les plus fréquents : Un microbiote déréglé : Ton intestin abrite un écosystème incroyable, le microbiote intestinal, peuplé de milliards de bactéries. Imagine-le comme une forêt tropicale : pour qu’elle soit en bonne santé, il faut une grande diversité d’espèces. Quand ce fragile équilibre est perturbé (par une mauvaise alimentation, le stress ou certains médicaments), on peut avoir trop de “mauvaises” bactéries. Ces dernières digèrent mal les aliments, ce qui crée des fermentations excessives et produit des gaz, des ballonnements ou des douleurs. Le stress chronique : Ton cerveau et ton intestin sont connectés par un réseau de nerfs. C’est l’axe “cerveau-intestin”. Quand tu es stressé, ton cerveau envoie des signaux de stress à ton ventre, ce qui peut perturber la motilité intestinale (le mouvement de l’intestin), provoquer des spasmes, ou des brûlures d’estomac. Une alimentation déséquilibrée : Les aliments ultra transformés, trop gras, trop sucrés ou trop salés peuvent être difficiles à digérer. Ils perturbent ton microbiote et enflamment la paroi de tes intestins, ce qui la rend plus perméable. C’est ce qu’on appelle l’inflammation de bas grade. 🌸 Les super-pouvoirs de ton assiette et de ton cerveau : 3 leviers pour un ventre apaisé   Le but n’est pas de faire un régime, mais de créer de nouvelles habitudes saines, durables et agréables. 1. Fais de la mastication ton super-pouvoir C’est la première étape d’une bonne digestion ! On est nombreux à manger trop vite, sur le pouce, en scrollant sur les réseaux. Quand tu ne mâches pas assez, tu avales de grosses particules de nourriture. Ton estomac doit faire un travail de titan pour tout broyer, provoquant ballonnements et rots. Apprends à mâcher lentement. Pose ta fourchette entre chaque bouchée. L’objectif, c’est de prendre au moins 20 minutes pour manger un repas. C’est le temps qu’il faut à ton cerveau pour recevoir le message “je suis rassasié”. 💡Le sais-tu ? Une étude publiée en 2014 dans le Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics a démontré que manger lentement permet de consommer moins de calories et de se sentir plus rassasié. Cela active des schémas de psychonutrition, en modulant les circuits attentionnels et émotionnels, notamment le cortex angulaire, les régions préfrontales et le système limbique. À l’inverse, manger rapidement altère cette activation, augmente le sentiment d’insécurité alimentaire et perturbe les signaux de satiété. 2. Soigne ton microbiote ! Pour apaiser ton ventre, il faut soigner la forêt qui s’y trouve. Un microbiote équilibré, c’est un microbiote qui te veut du bien. Comment on fait concrètement ? Augmente les fibres : Les fibres sont la nourriture préférée de tes “bonnes” bactéries ! Elles sont essentielles pour la santé de ton microbiote. Mets des fruits, des légumes, des légumineuses et des céréales complètes dans ton assiette. Un bon objectif : 25 à 30 grammes de fibres par jour. Tu veux savoir comment commencer ? Prends rendez-vous ! Mange des aliments fermentés : Le kéfir, la choucroute, le kombucha… Ils sont riches en probiotiques (des bonnes bactéries) qui aident à rééquilibrer ton microbiote. Pense à en ajouter régulièrement à tes repas. 💡Le sais-tu ? Un rapport de la Société française de nutrition (SFN), publié en 2024, souligne le rôle crucial des fibres alimentaires pour prévenir les troubles digestifs. En nourrissant tes bonnes bactéries, tu les aides à lutter contre les mauvaises. 3. Apprends à gérer ton stress Le lien entre le ventre et l’esprit est indiscutable. Gérer ton stress est essentiel pour une bonne santé digestive. Comment on fait concrètement ? Pratique la cohérence cardiaque : C’est une technique de respiration simple qui t’aide à te calmer. De nombreuses vidéos sur YouTube peuvent t’apprendre à la pratiquer en quelques minutes. C’est un peu comme un anti-stress naturel pour ton ventre. Trouve ton “antidote” au stress : Méditation, yoga, marche, jardinage… L’important est de trouver une activité qui t’aide à te détendre et à te reconnecter à ton corps. Fais-en un rituel quotidien (ou régulier si tu n’as pas le temps au quotidien !).   En résumé Les troubles digestifs ne sont pas une fatalité. C’est un appel de ton corps à ralentir, à écouter tes sensations, à te reconnecter à ton assiette et à prendre soin de toi. Chaque petit pas compte. N’oublie jamais que la prévention est ton meilleur atout. En prenant soin de ton ventre, tu prends soin de ta santé globale. On en parle ?   Sources scientifiques : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24388483/ Tu aimeras aussi … All Posts Conseils Décryptage Endométriose Lectures Lifestyle Prévenir Smash Or Pass La pressothérapie : un allié bien-être soutenu par la science Lire l'article Prévenir plutôt que guérir: le cholestérol Lire l'article Le jeûne intermittent : la nouvelle mode ! Lire l'article

Prévenir plutôt que guérir: le surpoids

Prévenir plutôt que guérir : le surpoids Temps de lecture: 5 minutes Ecrit par: Chloé D. le 23/09/2025 Si tu as déjà lutté avec ton poids, tu as sûrement entendu des phrases qui font mal : “Il faut juste manger moins et bouger plus“, “C’est une question de volonté“, “Tu n’as qu’à te priver“. Ces discours simplistes et culpabilisants ne fonctionnent pas, et peuvent même faire plus de mal que de bien. En tant que diététicienne spécialisée en psychonutrition, je t’accompagne au-delà du simple calcul des calories. Je te propose une approche différente pour en finir avec le surpoids. L’idée n’est pas de te mettre au régime, mais de retrouver l’équilibre avec ton corps et ton esprit. On va voir comment la prévention peut devenir ton meilleur allié, avec bienveillance et en pleine conscience. Prêt(e) à changer de regard sur le surpoids et à agir pour ton bien-être global ? Le surpoids : quand le corps nous envoie un message Le surpoids n’est pas une simple équation mathématique, c’est un peu le signal de ton corps qui te dit : “Hey, il y a quelque chose qui ne va pas, j’ai besoin d’aide !”. Il est le résultat d’un déséquilibre global, souvent influencé par plusieurs facteurs : Le stress chronique : Le stress libère du cortisol, une hormone qui peut favoriser le stockage des graisses, surtout au niveau du ventre. Soyons honnêtes, quand on stresse, un paquet de biscuits est quand même un meilleur refuge qu’une salade ! Le manque de sommeil : Quand tu es fatigué, ton corps produit moins de leptine (l’hormone de la satiété) et plus de ghréline (l’hormone de la faim). Résultat : tu as plus faim et tu te sens moins rassasié. Les aliments ultra-transformés : Ils sont trop riches en sucre, en sel et en “mauvaises” graisses, et ils sont conçus pour te faire manger plus. Ils perturbent tes signaux de faim et de satiété, et c’est un cercle vicieux. La relation émotionnelle à la nourriture : Manger ses émotions, c’est ce qu’on appelle “l’alimentation émotionnelle”. C’est manger pour combler un vide, pour se consoler ou pour récompenser. Et c’est souvent un facteur qui contribue au surpoids. 3 leviers pour un équilibre durable Le but n’est pas de faire un régime, mais de créer de nouvelles habitudes saines, durables et agréables. 1. Mange en pleine conscience La pleine conscience, c’est la capacité de se concentrer sur le moment présent, sans jugement. L’appliquer à ton alimentation, c’est te reconnecter à tes sensations. Petit exercice : Mets ton téléphone de côté, éteins la télé et écoute ton corps. À quel moment as-tu vraiment faim ? Quand te sens-tu rassasié ? La pleine conscience, c’est aussi de prendre le temps de savourer chaque bouchée, de sentir le goût, la texture. C’est un vrai travail de détective sur tes sensations. Le sais-tu ? Des études (comme celle publiée en 2025 par Kao et al. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39489689/) ont montré que la pleine conscience alimentaire peut aider à réduire les épisodes d’hyperphagie (crises de boulimie) et à mieux gérer son poids.    2. Adopte des habitudes saines sans t’imposer de restrictions Le surpoids est souvent lié à la consommation de produits ultra transformés. L’objectif n’est pas de les interdire, mais de les réduire. Comment on fait concrètement ? Augmente le volume et les fibres : Les fibres, c’est la clé de la satiété. Elles remplissent l’estomac et ralentissent la digestion. Mets des légumes dans chacune de tes assiettes. C’est l’équivalent d’un bon doudou qui te remplit sans te priver. Pense aux protéines : Elles sont aussi très rassasiantes. Intègre des protéines à chaque repas, comme des œufs, du poisson, de la viande, ou des légumineuses. Lâche prise sur le comptage des calories : L’approche psychonutrition, c’est de se fier à ses sensations plutôt qu’à un chiffre. C’est apprendre à manger pour se nourrir, pas pour se priver.   3. Bouge pour le plaisir, pas pour brûler des calories La sédentarité est un des facteurs qui contribuent au surpoids. L’activité physique est essentielle pour l’équilibre du corps. Je te rappelle les recommandations de L’OMS concernant les adultes en bonne santé : Au moins 150 à 300 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaineOU75 à 150 minutes d’activité physique d’intensité soutenue par semaine(ou une combinaison des deux). Intégrer des exercices de renforcement musculaire au moins 2 jours par semaine. Limiter le temps passé en position assise ; toute activité physique, même légère, vaut mieux que rien. Alors comment on fait concrètement ? Trouve ton sport : Oublie l’idée que le sport doit être une souffrance. Trouve une activité qui te plaît vraiment. Marche, danse, yoga, jardinage… L’important est de bouger régulièrement. Fais-en une routine : La régularité est plus importante que l’intensité. Mieux vaut 30 minutes de marche par jour qu’une séance de 3h par semaine que tu vas détester.   En résumé Le surpoids est un sujet complexe qui mérite d’être abordé avec bienveillance. C’est un appel à l’écoute de soi, une invitation à se reconnecter à ses sensations et à adopter un mode de vie qui nourrit à la fois le corps et l’esprit. On en parle en consultation ? Tu aimeras aussi … All Posts Conseils Décryptage Endométriose Lectures Lifestyle Prévenir Smash Or Pass Smash or Pass : les électrolytes Lire l'article La pressothérapie : un allié bien-être soutenu par la science Lire l'article Prévenir plutôt que guérir: le cholestérol Lire l'article

Prévenir plutôt que guérir: le cholestérol

Prévenir plutôt que guérir: le cholestérol Temps de lecture: 5 minutes Ecrit par: Chloé D. le 15/09/2025 Aujourd’hui, j’aimerais qu’on parle d’un sujet qui peut faire peur, mais qu’on va démystifier ensemble : le cholestérol. On a tous entendu ce mot, souvent associé à des maladies, à des régimes stricts et à une certaine anxiété. Mais si on arrêtait de le voir comme un ennemi et qu’on le considérait plutôt comme un invité dans la maison de notre corps ? Un invité qui, bien géré, est essentiel, mais qui, en excès, peut créer des problèmes. Mon objectif ? Te donner des outils pour que tu puisses t’en occuper toi-même, sans stress, en mode “prévention active”. Parce que, crois moi, ton assiette est ta meilleure alliée pour prendre soin de ton cœur. C’est quoi le cholestérol ? Imagine ton corps comme une grande ville avec des millions de routes. Le cholestérol, c’est un peu le livreur de la ville. Il est super important, car il transporte des matériaux de construction essentiels pour tes cellules, tes hormones et même la vitamine D. Il existe deux types de livreurs : Le gentil livreur (le HDL) : Il est rapide et efficace. Son boulot, c’est de récupérer le surplus de cholestérol dans les rues et de le ramener à l’usine de recyclage (ton foie). On l’appelle souvent le “bon cholestérol” et on veut qu’il soit au top de sa forme ! Le livreur un peu paresseux (le LDL) : Lui, il a tendance à laisser des colis un peu partout sur les routes. Quand ces colis sont trop nombreux (le cholestérol LDL), ils s’accumulent et peuvent créer des embouteillages, voire bloquer complètement la circulation. C’est le “mauvais cholestérol”. Le vrai problème, ce n’est donc pas le cholestérol en soi, mais le déséquilibre entre le gentil livreur et le paresseux. Notre but ? Mettre de l’ordre dans la circulation en favorisant les bons livreurs et en réduisant le nombre de mauvais. Les super pouvoirs de ton assiette : 3 leviers pour un cœur en pleine forme En tant que diététicienne, je ne vais pas te dire de compter tes calories ou de bannir des aliments. On va plutôt parler des choix que tu peux faire pour améliorer cette circulation. 1. Mange de la couleur et des fibres Tu sais, ces fruits et légumes qu’on te répète de manger depuis que tu es enfant ? Ils sont remplis de fibres solubles. Ces fibres sont de vraies éponges : une fois dans ton intestin, elles se transforment en une sorte de gel qui capte une partie du cholestérol (le mauvais !) et l’aide à être évacué par les voies naturelles. Vu sur TikTok : Fais un “rainbow challenge” dans ton assiette. Un légume de chaque couleur par jour ! Rouge (tomate), vert (épinards), orange (carotte), violet (aubergine), … Plus c’est coloré, plus c’est sain. Les aliments à privilégier : Les flocons d’avoine, les légumineuses (lentilles, pois chiches), les pommes, les agrumes, les avocats et les noix. 2. Adopte les “bonnes” graisses On a longtemps diabolisé les graisses, mais ce n’est pas si simple. Il y a les graisses qui posent problème (les saturées, souvent dans la charcuterie et les produits ultra transformés) et celles qui sont de vraies alliées. Les bonnes graisses : Les oméga-3. Ils aident à réduire le taux de triglycérides (un autre type de graisse) et contribuent à maintenir une bonne santé cardiovasculaire. Où les trouver ? Dans les petits poissons gras comme le saumon, le maquereau et les sardines. Mais aussi dans les huiles végétales (colza, noix), les graines de chia ou les noix. 3. Bouge pour faire circuler ! La sédentarité est un facteur de risque pour un cholestérol élevé. Pourquoi ? L’activité physique aide à faire grimper le taux de bon cholestérol (le HDL) et à faire baisser le mauvais. C’est un peu comme si tu mettais un coup de boost à tes bons livreurs pour qu’ils travaillent plus vite ! Pas besoin de devenir un(e) athlète : 45 minutes de marche par jour, une séance de yoga, un cours de danse… Tout ce qui te fait bouger et te fait plaisir est bon à prendre. C’est la constance qui compte, pas l’intensité. Fais en un challenge avec un(e) ami(e) : C’est le bon moment pour te lancer dans un de ces défis “30 jours de marche” qui cartonnent sur Instagram. En résumé La gestion du cholestérol n’est pas une punition, mais une opportunité de mieux manger et de bouger plus pour ton bien-être global. C’est une démarche de bienveillance envers ton corps et un investissement à long terme pour ta santé. L’approche psychonutrition, c’est aussi de comprendre que ces choix ne sont pas des privations, mais des actes d’amour-propre. Tu aimeras aussi … All Posts Conseils Décryptage Endométriose Lectures Lifestyle Prévenir Smash Or Pass Mes lectures indispensables : l’endométriose Lire l'article Les associations alimentaires qui vont vous faire du bien Lire l'article Smash or Pass : le Kombucha et le Kéfir Lire l'article